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Edouard Valys Editions : l'analyse financière des entreprises semble être à l'origine de votre performance.
Pourtant, cette dernière a révélé ses limites depuis 2000. La majorité des gérants, médias financiers et
analystes financiers ont connu quelques difficultés. Plus précisément, quels sont donc les outils en analyse
financière que vous avez sélectionné pour vous aider à choisir les bonnes entreprises ?
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Didier Le Menestrel : Je regarde toujours deux éléments. Le ratio de la valeur de l'entreprise qui cote en
bourse par rapport aux chiffres d'affaires. Et au niveau stratégie, comment est optimisé la rentabilité des
capitaux employés. C'est la clé sur le long terme. Mon horizon d'investissement est de deux à cinq ans. Le titre
que je détiens depuis le plus longtemps en portefeuille a maintenant huit ans. Il y a un autre point qui est
important. J'ai en permanence un cours d'achat et un cours de vente sur chaque entreprise, de manière à acheter
sur les creux de marché et de vendre sur des exagérations. En effet, l'achat d'un titre avec une faible
valorisation est moins risqué et sa performance à échéance peut être de 50 à 100% supérieur par rapport à un
titre qui a une valorisation plus élevé au départ. Autre point capital, comprendre que le temps est un allié
extraordinaire dans l'investissement sur les actions. Enfin, mon portefeuille idéalement doit être
constitué de 35 lignes, bien qu'avec la croissance de l'actif que je gère (aujourd'hui 250 millions d'euros),
je sois plus proche des 50 lignes. Mais je crois à la concentration d'un portefeuille.
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