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pub LE CHRONOMETRE
Créée par Samuel Rondot, cette technique de day trading fonctionne sur les indices boursiers et une majorité d'actions. Elle n'utilise pas les outils traditionnels d'analyse technique. Elle repose avant tout sur les habitudes des marchés.
   
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photo1 + 540% de gains en dix ans
sur les actions françaises

Rencontre avec Didier Le Menestrel, gérant du fonds Agressor à la Financière de l'Echiquier. Ce dernier a accepté de parler de la méthode de gestion qu'il a utilisé pour réaliser l'une des plus belles performances au cours des dix dernières années.

 
(interview exclusive réalisée en février 2003)
 
 
 
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Edouard Valys Editions : quelle est " la recette magique " qui explique une telle performance sur le fonds Agressor ?

Didier Le Menestrel : Agressor est un fonds très personnel qui n'est d'ailleurs pas éligible au PEA. Deux points caractérisent sa gestion : le choix des valeurs en totale indépendance de la pondération qu'elles représentent dans les indices boursiers et une sélection des entreprises à partir d'une orientation plutôt " value ", l'accent étant placé sur le management et l'activité de l'entreprise.
 
 
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Edouard Valys Editions : l'analyse financière des entreprises semble être à l'origine de votre performance. Pourtant, cette dernière a révélé ses limites depuis 2000. La majorité des gérants, médias financiers et analystes financiers ont connu quelques difficultés. Plus précisément, quels sont donc les outils en analyse financière que vous avez sélectionné pour vous aider à choisir les bonnes entreprises ?

Didier Le Menestrel : Je regarde toujours deux éléments. Le ratio de la valeur de l'entreprise qui cote en bourse par rapport aux chiffres d'affaires. Et au niveau stratégie, comment est optimisé la rentabilité des capitaux employés. C'est la clé sur le long terme. Mon horizon d'investissement est de deux à cinq ans. Le titre que je détiens depuis le plus longtemps en portefeuille a maintenant huit ans. Il y a un autre point qui est important. J'ai en permanence un cours d'achat et un cours de vente sur chaque entreprise, de manière à acheter sur les creux de marché et de vendre sur des exagérations. En effet, l'achat d'un titre avec une faible valorisation est moins risqué et sa performance à échéance peut être de 50 à 100% supérieur par rapport à un titre qui a une valorisation plus élevé au départ. Autre point capital, comprendre que le temps est un allié extraordinaire dans l'investissement sur les actions. Enfin, mon portefeuille idéalement doit être constitué de 35 lignes, bien qu'avec la croissance de l'actif que je gère (aujourd'hui 250 millions d'euros), je sois plus proche des 50 lignes. Mais je crois à la concentration d'un portefeuille.
 

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Edouard Valys Editions : Un épargnant individuel peut-il imiter votre manière d'investir ?

Didier Le Menestrel : ce sera plus difficile dans la mesure où notre équipe de gérant (nous sommes actuellement cinq) dépense beaucoup d'énergie et de temps à appeler et rencontrer les responsables d'entreprises. Nous visitons pratiquement une entreprise par jour chacun. Nous épluchons les BALO (bulletins d'annonces légales), nous posons des questions afin de comprendre pourquoi l'activité et la stratégie d'une entreprise marchent mal. Et nous titillons beaucoup les managers. En fait, nous n'achetons pas des actifs lorsque nous investissons dans un titre, mais plutôt une stratégie d'entreprise en veillant à payer le moins cher possible cet achat en bourse. En outre, il convient de préciser que nous prenons nos décisions uniquement en fonction de l'entreprise et non par rapport au cours de bourse.
 
 
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Edouard Valys Editions : Pourriez-vous citer concrètement quelques exemples d'opérations qui ont échoué avec votre appréciation des causes de l'échec ?

Didier Le Menestrel : Je pense à SEB par exemple. J'ai totalement sous-estimé la capacité du président à mener à bien et à réussir l'intégration de Moulinex. Plus récemment, avec SCOR, j'ai acheté à 14 euros le titre et il est tombé en quelques semaines à 5 euros. L'échec ici est vraiment dû au fait que les managers ont menti. C'est clair, il ne faut pas croire tout ce qu'ils racontent et se méfier. Je me suis trompé également sur le management de CORNEAL pendant quatre années ! Donc, à chaque fois, la difficulté consiste à jauger de la qualité de la direction d'une entreprise.
 

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