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pub Apprendre à anticiper les retournements de tendance sur les actions
Gérard Sagnier a trié parmi les différentes écoles d'investissement, tous les outils à regarder pour faire de la contre tendance sur les actions.
   
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interview filet filet

photo1 La bourse est une passion qui peut coûter cher...

Il est long, difficile et souvent douloureux le chemin de l'investisseur en bourse ! Entre le moment où il débute et le moment où il gagne, de nombreuses années s'écoule pour la majorité. Des années de formations, d'errements, de tâtonnements, d'erreurs et de succès, de réflexions et d'observations. Voici le portrait d'un salarié de la SNCF qui a terminé premier, le jeu boursier organisé par abcbourse.com au cours de l'été 2004. Nulle trace d'exploit à la Sylvain Duport des Trophées Capital, mais la simplicité d'un boursicoteur dans laquelle se reconnaîtront de nombreux amateurs. Celui-ci a accepté d'analyser humblement ses échecs et ses erreurs.

 
(interview exclusive réalisée en octobre 2004)
 
 
 
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Edouard Valys Editions : Pourriez-vous décrire votre parcours, avec votre découverte de la bourse au départ, puis vos gains et pertes ainsi que vos motivations ?

Monsieur Laurent : Rien n'est comparable entre aujourd'hui et l'époque où mon intérêt pour la bourse a débuté. C'est en 1995 que tout a démarré, lors de mes études en économie et gestion quand j'ai commencé à feuilleter des revues et journaux spécialisés. Pendant mes études, n'ayant pas de moyens financiers à consacrer à la bourse, j'ai surtout observé les fluctuations des indices et les variations des valeurs, je me souviens plus particulièrement avoir été très impressionné par la débâcle d'Alcatel en octobre 1998 (-40% en une séance). Ce sont d’ailleurs ces fluctuations extrêmes qui attirent le plus mon attention car les espérances de gains sont extraordinaires en comparaison par exemple des livrets d’épargne. Un jour, je me suis donc lancer en ouvrant un PEA. A cette époque qui peut faire sourir aujourd'hui, mes premiers ordres sont passés par l'envoi de fax à ma banque (je me souviens même qu'il fallait que je confirme mon envoi du fax par un appel téléphonique !). J’ai très vite ensuite opté pour un abonnement à internet et j’ai rapidement transféré mon PEA vers un courtier en ligne pour des raisons évidentes de frais de courtage.

Je n’ai pas vraiment eu la chance de participer à la bulle des valeurs technologiques, mon meilleur « coût » reste tout de même un +30% avec NETGEM en une semaine en 2000. Sinon, j’ai vraiment plus de mauvais souvenirs que de bons. J’ai d’abord participé à l’introduction d’Himalaya : le fiasco est total la valeur perdant au bout du compte la quasi totalité de sa valeur, j’ai eu la chance dans mon malheur d’être servi au 20ème seulement de ma demande ! Mon PEA ayant perdu au moins 50 % de sa valeur, je décide alors d’ouvrir un compte titres pour pouvoir intervenir au SRD et ainsi me refaire rapidement. Là encore, sûrement trop pressé de bien faire et surtout n’ayant que trop peu d’expérience en la matière, je perds la quasi intégralité de ma mise lors de mon premier essai d’achat à règlement différé, la valeur SOITEC chutant de 18% alors que moi j’étais positionné à l’achat en levier 5.

 
 
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Edouard Valys Editions : Après avoir encaissé une perte de 50% sur votre mise initiale, que vous êtes-vous dit ?

Monsieur Laurent : C’est évident que j’ai eu énormément de mal à me remettre de la purge sur mon compte titres. Je suis resté un moment sans passer d’ordres par dégoût total. Aujourd’hui, je n’ai d’ailleurs toujours pas repassé d’ordres réels au SRD, je me contente juste de passer quelques ordres d’achat au Comptant quand cela me paraît opportun. Par contre, cela m’a servi de leçon et j’ai totalement revu ma façon d’intervenir sur le marché, j’ai appris entre autre qu’il est impératif de se fixer des limites d’achat et de vente, de s’y tenir et surtout ne pas hésiter à se couper un bras dès que cela est nécessaire. Je suis beaucoup plus prudent qu’auparavant et plus posé dans mes interventions. Je suis également persuadé que l’acharnement ne paie pas et donc je m’interdis désormais de moyenner à la baisse toute position. Pour moi, l’investissement de court terme (maximum 1 mois) est beaucoup plus lucratif et moins risqué que celui sur moyen ou long terme, surtout avec les risques géopolitiques actuels.
 

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Edouard Valys Editions : Quelle sont les opérations marquantes qui vous ont fait avancer ? Vous souvenez-vous d'échecs significatifs ?

Monsieur Laurent : L’expérience la plus marquante (et qui correspond à mon échec le plus significatif) est indéniablement mon erreur faite lors de mon premier ordre au SRD ou je me suis placé en levier 5 sur une valeur technologique. En plus pour ne rien arranger, n’ayant mis aucun ordre Stop, j’ai du couper ma position au pire moment quand il ne me restait quasiment rien. Si j’avais eu les possibilités financières d’attendre (car la valeur est évidemment remontée par la suite), sans être positif cela m’aurai permis de récupérer une grande partie de ma mise de départ. Pour l’instant, j’observe les comportements de plusieurs valeurs dans le temps, leurs réactions par rapport aux prédictions de l’analyse technique, aux nouvelles les concernant et leurs variations par rapport aux variations des indices. Conscient que l’investissement au SRD est risqué, je pense tout de même que ma prudence et mon expérience acquise me permettront de réussir avec succès ma prochaine tentative.
 
 
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Edouard Valys Editions : Comment vous organisez-vous pour gérer vos positions en bourse par rapport à votre travail ?

Monsieur Laurent : J’ai la chance que mon activité professionnelle me permette en ce moent de pouvoir suivre ‘en live’ les variations des cours durant la journée. Ma surveillance d’action n’est pas forcément journalière, je me base plutôt actuellement sur les nouvelles économiques susceptibles de faire varier les différents indices et donc les actions qui m’intéressent. De toute façon, il ne me viendrait plus à l’idée comme dans le passé de passer un ordre « à l’aveuglette » le matin avant l’ouverture de la séance et de le laisser courir sans savoir ce que la journée réservera en bonnes ou mauvaises nouvelles. De même, durant les périodes où je suis en vacances et donc sans aucune possibilités d’interventions, je reste volontairement liquide et j’attends.
 
 
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Edouard Valys Editions : Comment analysez-vous votre parcours pendant le mois du jeu boursier organisé par abcbourse.com ?

Monsieur Laurent : En ce qui concerne le jeu boursier de l’été organisé par ABC Bourse, j’ai adopté la même ‘technique’ que la personne arrivée en 2ème position (interview du mois d'août 2004 sur edouardvalys.com) à savoir l’utilisation des écarts entre les offres et les demandes et surtout la possibilité d’arriver toujours premier sur le carnet d’ordre. J‘ai vraiment pris ce jeu boursier comme une compétition et mon but était dès le début de le gagner. Dès l’instant où j’ai été 1er au classement général, je me suis contenté de calquer ma progression par rapport à mes poursuivants tout en essayant de faire les meilleurs coups possibles. Dans la dernière semaine, je me suis contenté de contrôler et j’étais un peu moins assidu. Pour conclure, malgré mes déboires, le monde de la bourse reste une passion même si pour l’instant globalement c’est une passion qui m’a coûté cher. Ah si la bourse était aussi facile que les règles du jeu Boursier de l’été …
 

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