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pub Jouer à la bourse quand on travaille
Une à deux heures chaque we, pas plus pour appliquer cette approche de l'achat sur repli dans les marchés haussiers. Les critères sont précis. Du prêt à l'emploi. L'une de nos meilleurs ventes.
   
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photo1 Aucune technique n'égale l'intuition humaine

Christophe Baulet parle de son approche des marchés financiers, en précisant sa vision personnelle de l'analyse technique, des traders et du trading. Expérience et subjectivité sont au rendez-vous !

 
(interview exclusive réalisée en avril 2004)
 
 
 
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Edouard Valys Editions : Vous avez écrit un deuxième livre sur les techniques de trading, destiné en priorité aux day traders cette fois-ci ?

Christophe Baulet : En effet. Si je devais en parler, je commencerais par avertir les futurs lecteurs qu’il s’agit d’un livre de techniques et non une méthode. Car en discutant avec certaines personnes qui ont lu « 12 stratégies pour trader à horizon 2/8 jours sur les valeurs du SRD », j’ai découvert une incompréhension entre la notion de techniques de trading, qui peut s’apparenter à une séquence répétitive sur les cours et la notion de méthode. Une méthode d’intervention en bourse consiste à l’exploitation des techniques de trading. Stéphane Loupiac et son livre « Techniques d’analyse graphique prêtes à l’emploi sur les actions françaises » est pour moi, contrairement à son titre, une méthode. Idem pour le livre sur les chandeliers japonais d’Erwan Le Kerdenec qui illustre comment backtester un concept d’analyse technique. Ou même, le livre d’Olivier Seban sur le day et swing trading : il s’agit là également d’un livre de méthodes, avec une pédagogie remarquable.

Les miens sont en revanche deux recueils composés de 24 techniques au total. Il n’y a aucune méthode. J’ai acheté « Chartisme » de François Baron. Je me sens plus proche de son travail qui est une sorte d’archivage synthétique des patterns chartistes. Je le classe donc dans la catégorie des techniques. Quoiqu’il en soit, les réactions de lecteurs sont parfois curieuses : certains ont en effet reproché à « 12 stratégies » de ne pas être une méthode et à « techniques d’analyse graphique » d’être un peu vide au niveau technique. Il suffit très simplement de mixer les deux…

En même temps, j’ai découvert l’existence d’un public en France, amateur de techniques de trading. Les réactions qui m’ont le plus fait plaisir sont celles où les personnes expliquaient avoir progressé grâce à quelques bons trucs de « 12 stratégies ». Je ne me faisais aucune illusion. J’ai essayé juste de balayer assez large afin que chacun puisse y puiser au moins une, deux ou trois techniques particulières nouvelles parmi les douze présentes. Car ces trucs appréciés, auxquels font allusion les lecteurs, varient selon les individus. Certains ont apprécié les techniques de pull back, d’autres, les patterns pures…

 
 
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Edouard Valys Editions : Pourquoi alors un livre de techniques et non une méthode ?

Christophe Baulet : Combien de fois ai-je constaté des séquences répétitives au bout de plusieurs années seulement ? Je les avais sous le nez et n’avais absolument rien remarqué. Parfois, je prends conscience de certaines d’entre elles en discutant avec d’autres traders, ou en lisant des livres. Mais ce travail d’analyse et de reconnaissance est incontournable. En même temps, il me plait. S’il n’existe que quelques manières différentes de jouer en bourse, les cours boursiers permettent en revanche de créer des centaines de techniques. J’ai assisté au match Philippe Erb (discrétionnaire) contre Pierre Orphelin (systématique) au salon de l’analyse technique 2004. Ce qui m’a intéressé était l’approche séquentielle de Philippe Erb. Il diagnostiquait à voix haute chaque pattern qui se présentait à lui au fur et à mesure que les cours cotaient, en les interprétant. C’est très symbolique du travail intellectuel qu’un trader doit accomplir.
 

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Edouard Valys Editions : Certains lecteurs ont été déçus par la forme très dépouillée de votre premier livre. Pourriez-vous leur expliquer la logique sous-jacente ?

Christophe Baulet : Je préfère clarifier sans détour ce point. J’ai acheté comme tout le monde des livres sur l’analyse technique. J’ai commencé par les bibles. C’est un point de passage quasi obligatoire au départ. Seulement après, je me suis aperçu que cette approche théorique ne correspondait absolument pas à mon expérience du trading. Les livres sont tous construits de la même manière. Grossièrement, ils commencent généralement par une partie sur l’analyse graphique, puis ils abordent l’analyse technique et ils terminent sur les sujets plus exotiques comme les vagues d’Elliott, les cycles ou les relations intermarchés. Les explications sont nombreuses, largement développées, mais bien trop intellectuelles à mon goût. Rien n’est pratique. Or, l’activité de trading me paraît éminemment pratique. C’est de l’action pure.

A quoi cela peut-il bien servir de lire des explications qui ne cadrent pas avec la réalité des graphiques au quotidien ? Les généralités théoriques ne m’ont jamais permis de fixer un cours d’entrée avec éventuellement une target et un niveau de stop. Les graphiques sont constituées de séquence qui se répètent inlassablement de manière cyclique. Mon réflexe en tant que trader est de les archiver et de les programmer afin que mes outils informatiques fassent le travail de recherche à ma place. Ensuite, c’est très simple. Je découvre chaque graphique indiqué par mon screening et je ressens une impression : c’est baissier, c’est haussier… ou pas d’inspiration. Je consulte alors de manière intellectuelle les différentes séquences en place sur les graphiques et si les deux concordent, j’interviens.

J’imagine que les personnes avec des processus de décisions 100% intellectuel ont besoin de trouver plus d’éléments pour agir, notamment en construisant un raisonnement argumenté. Mais, en ce qui me concerne, je préfère me reposer sur les sensations et l’observation des graphiques. Donc, très naturellement, j’invite les adeptes des livres classiques à réfléchir avant de lire un de mes livres. La couleur est annoncée à l’avance : ils peuvent potentiellement être désarçonnés par l’absence totale de bavardages. A cet égard, j’en profite ici pour leur poser une question : dans cinq ans, rouvriront-ils ces livres et rentabiliseront-ils leur temps passé à leur lecture ? Personnellement, je ne l’ai jamais fait. Impossible de retrouver la moindre information essentielle. Tout est noyé. Les données sont tellement nombreuses et en même temps non hiérarchisées et éloignées de mes besoins concrets. Sans prétendre détenir le Graal, je crois à la hiérarchisation et à la simplicité. Trop d’informations m’empêchent de prendre des décisions. Je finis par douter. Par exemple, je me dis : Ah oui, en prenant en compte ce point, ce qui me paraissait si haussier l’est moins. En réalité, en creusant, il est toujours possible de trouver des éléments acheteurs et vendeurs. Le choix est obligatoire. Mais, à un moment, il est nécessaire de trancher entre la hausse et la baisse. Et en fonction de quels critères ?

Une hiérarchie doit donc s’imposer dans les critères de décisions à un moment donné, sinon c’est la paralysie. En ce sens, j’estime que les livres d’analyse technique remplis de réflexions sont un poison pour le trader. Moins nous pensons et plus l’action est simple. Je n’aime vraiment pas les raisonnements tortueux où on ne sait pas ce qu’il faut faire sur les marchés concrètement en un coup d’œil. A ce titre, je peux même vous dire que la première version de ce deuxième livre faisait à l’origine environ 250 pages. Et j’ai coupé un maximum de texte. A chaque fois, je me suis interrogé : à quoi ce texte peut-il servir ? La compréhension ? Négatif ! Le trading n’est pas une justification de la réalité, mais une action composée d’un ordre d’achat et d’un ordre de vente. Je reprends mon exemple de Philippe Erb en train de trader en direct à voix haute. A aucun moment, je ne l’ai entendu raconter un roman sur l’analyse technique. Une séquence apparaissait et il la nommait en expliquant que son impact était négatif ou positif sur la tendance. Rien d’autres.

A travers les exemples de ces livres, j’essaye donc de faire comprendre la technique et ensuite, de mettre en évidence le travail de subjectivité que le trader doit réaliser face aux séquences des graphiques. Je ne sais pas si j’y arrive, mais mon ambition est de tenter de transmettre une certaine sensibilité par rapport aux configurations. Il faut être capable de penser un sens et son inverse en même temps, tout en ayant la conviction intime qu’un des deux sens est le meilleur. C’est assurément une gymnastique intellectuelle et émotionnelle. Car rien n’est jamais binaire. Nous sommes dans un environnement de type gaussien ailé. Tout peut donc arriver parmi les évènements, même les plus impensables. Un exemple ? Je pense aux nombres de clôtures consécutives positives ou négatives sur l’indice CAC 40. Pendant de nombreuses années, les extrêmes étaient 6, 7 ou 8 séances de baisse. Et un jour, nous avons assisté à une succession de 13 séances consécutives ! Alors que le précédent record était à 8 ou 9. Je ne me souviens plus exactement de la date. L’impensable historique était alors en train de se manifester.

La finalité est donc de gagner de l’argent ou du moins, de s’en sortir en cas d’évènements jamais observés dans le passé et non bien entendu, de savoir qui a raison ou qui a tort en raisonnant intellectuellement. J’ai clairement choisi le camp de la pratique. C’est ma philosophie première. Pour conclure cette réponse, en terme de hiérarchisation, le premier et unique objectif du livre a été de permettre la compréhension de 12 séquences répétitives en intra day, fondées sur des concepts immuables, valables il y a dix ans et toujours en activité aujourd’hui. J’espère y être parvenu. En espérant que certains parviendront à les exploiter avec succès.

 
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Edouard Valys Editions : Quelles sont les limites de ces techniques en day trading ?

Christophe Baulet Certaines techniques de day trading donnent d'excellents résultats pendant quelques semaines, puis les marchés changent les règles du jeu, forçant le trader à s'adapter, en adoptant une nouvelle approche. Et ainsi de suite. Tout le secret pour maintenir durablement des taux de réussite supérieurs à 60% consiste à repérer la cyclicité des gains et des pertes, en les anticipant. La plupart des investisseurs préfèrent se mettre à suivre une technique dès lors que celle-ci affiche des profits au cours de la période la plus récente. Seul le comportement inverse permet d'exploiter au maximum les stratégies de day trading présentées dans ce livre. En effet, si une technique a mal fonctionné et a enregistré des pertes récentes, les probabilités qu'elle se mette à gagner sont nettement plus élevées, car à long terme, de nombreuses approches d'analyse technique tendent vers la loi du hasard, à savoir un taux de réussite de 50% ou encore, une chance sur deux.
 
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Edouard Valys Editions : D’autres écueils à signaler ?

Christophe Baulet : Impossible de ne pas citer le fantasme du taux de réussite de 85 ou 90%. Je veux bien admettre que certains signaux peuvent fonctionner avec un tel degré de pertinence pendant quelques trimestres ou quelques années. Et encore ! Mais, je n’ai jamais vu aucune technique de trading tenir la durée avec autant de précision. C’est un leurre que de rechercher des techniques de trading dans cette optique. Sur les forums, il est possible de lire de nombreuses recherches sérieuses et beaucoup de bêtises également... A mon humble avis, il faut savoir se limiter au niveau de l’amélioration des techniques d’analyse technique et tout miser sur la pratique du trading et le plaisir du jeu. Car jeu il y a, puisque le hasard est une partie intégrante de cette activité. Aucune solution ne sera jamais parfaite. Rien ne peut remplacer l’intuition humaine. De nombreux traders très performants utilisent des concepts simples et basiques. Je lisais récemment le portrait de Sylvain Duport dans Action Future N12. Il ne m’a pas semblé être un chercheur passionné par la complexité de la modélisation des cours boursiers ! Et pourtant quelles performances il a obtenu. Extraordinaire !
 
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Edouard Valys Editions : Alors, que recommandez-vous pour améliorer le timing d’intervention en bourse ?

Christophe Baulet L’observation des graphiques est la clé. Il m’a toujours semblé évident que les indicateurs d’analyse technique pouvait donner des indications remarquables par moments et faire perdre beaucoup d’argent quelques séances ou quelques semaines plus tard. Le moyen que j’ai développé repose entièrement sur cette absence de fiabilité. Ou plus exactement sur les variations cycliques des comportements de marché. S’il n’y avait pas cycle, nous serions alors confrontés à une inefficience durable de marché. Cette dernière serait immédiatement exploité jusqu’ à son annulation par les fonds de futures. Il suffit de lire l’interview de Thaddée Tyl, gérant de Rivoli Fund sur votre site pour découvrir les moyens technologiques dont certains traders disposent.

Je parie donc à moyen terme sur cette cyclicité des comportements. Celle-ci se traduit par une alternance de phases de congestion et d’extension, de volatilité et de faible volatilité… Jusqu’à présent, j’ai écrit deux livres de techniques. Si je devais m’atteler à un livre de méthodes, je placerais l’accent sur ce point. Comprendre en quoi un indicateur fonctionne et les conditions dans lesquelles il échoue. De manière à développer en amont des filtres permettant de caractériser les comportements des marchés destructeurs ou au contraire favorables à telle ou telle technique. Certains pensent que ces filtres de comportement, l’un des plus célèbres est l’ADX dont le métier consiste à indiquer la présence ou l’absence d’une tendance, sont toujours en retard et rendent cette approche caduque. Je peux affirmer que ça marche, même si la part de subjectivité est réelle dans tout trading discrétionnaire.

Commencer par identifier et caractériser l’état d’une action ou d’un indice est une étape cruciale à mes yeux. Ensuite, seulement, entre en jeu l’exploitation des techniques. Cette compréhension n’est pas aisée au départ. Il faut passer du temps devant les graphiques. A titre personnel et parce qu’avant tout, j’adore le faire, j’ai dépensé des milliers d’heures devant mes écrans. Mais, lorsque je vois des boursicoteurs se plaindre de ne pas arriver à gagner de l’argent et que je mets en perspective leurs efforts très limités pour creuser le fonctionnement des graphiques de cours boursiers, j’en conclus que les marchés financiers parviennent à une sorte de justice naturelle. Les plus malins et les plus travailleurs, en dehors de la variable incontournable « psychologie », prennent l’argent à ceux qui se contentent d’une approche superficielle. Il existe une partie non négligeable du public qui n’a toujours pas assimilé que la bourse est un jeu à quasi somme nulle, en faisant abstraction des frais de courtages et de la tendance haussière à très long terme. Croire qu’un trader de banque, un market maker, un gérant de hedge fund ou un investisseur particulier terriblement talentueux comme Sylvain Duport qui devrait sauf mauvaises surprises, remporter le Trophée Capital 2004, vont renoncer à gagner, est une grosse illusion. Or, en toute logique, si eux gagnent, il est impératif que d’autres perdent en face.

Renoncer à se former à titre personnel, à développer ses techniques et ses méthodes ou progresser dans la connaissance psychologique de soi, revient inévitablement à se mettre en danger à partir du moment où les adversaires l’ont fait. C’est une arène dans laquelle s’affrontent des combattants. Certes, des traders naturellement talentueux réussissent sans passer par ces étapes intermédiaires. Mais ils sont rares, entre 3 et 5% seulement des intervenants. Les autres pensent souvent qu’ils sont naturellement faits pour le trading… bien que ce ne soit pas le cas. Comment savoir si une personne est un trader né ? Généralement, dès la deuxième année d’opérations, les scores montent à 200, 300, 500%, voire 1000% de gains sur la mise initiale. Une chose est certaine, je ne suis pas naturellement doué ! Donc, j’ai travaillé en développant mes techniques afin de compenser.

 
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Edouard Valys Editions : Utilisez-vous les techniques que vous présentez dans vos deux livres ?

Christophe Baulet : Naturellement. Dans le trading discrétionnaire, tout repose à mes yeux dans le scanning informatique. J’ai programmé plusieurs logiciels afin que ces derniers sélectionnent les titres à partir de critères en format daily et intra day. Je commence par lancer mes filtres de comportements sur les titres du SRD avec croisement daily et intra day. Ensuite, je checke la présence de patterns daily. Puis, je passe en intra day et je réalise les mêmes opérations. Il me paraît impératif de lier l’échelle de temps quotidienne à celles utilisées pour le day trading. Prenons l’exemple d’un NR7, la technique du premier chapitre du livre « 12 stratégies ». Une fois repérée, je vais surveiller en scanning intra day, la présence de break dès l’ouverture ou l’amorce d’une tendance qui pourrait amener à breaker le NR7 daily. Bref, je ne conçois aucune intervention sans le croisement des deux échelles de temps. Et je ne lâche jamais de l’œil mes scannings. C’est extrêmement confortable que d’avoir une opinion en daily et de surveiller uniquement les mouvements intra day qui vont dans le même sens. De nombreux faux signaux daily sont ainsi filtrés. Je ne demande à personne de me croire. Essayez, vous verrez par vous-même.
 
 

Découvrir le premier livre de Christophe Baulet...

Les dernières news sur le livre 12 stratégies à horizon 2/8 jours... et Christophe Baulet
 
 

Découvrir le deuxième livre de Christophe Baulet sur le day trading...

Les dernières news sur le livre 10 techniques pour day trader... et Christophe Baulet

 

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