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pub Appliquer le swing trading sur les actions françaises
Ce livre s’adresse à tous ceux qui souhaitent découvrir la logique du swing trading et la manière dont elle peut être exploitée avec efficacité sur les actions françaises.
   
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interview filet filet

photo1 Ma reconversion en trader indépendant
est inespérée

Rencontre avec Vincent Baron, ancien « smicard » dans une agence de voyage devenu trader indépendant en 1999. Celui-ci a terminé les Trophées Capital 2003 à la deuxième place avec une performance de 750% homologuée en trading réel sur six mois. Outre ce fait d’armes largement commenté dans le trimestriel ActionFuture (numéro 11), il est parvenu à vivre très correctement de son trading depuis cinq ans. Aujourd’hui, il raconte à Edouard Valys éditions, sa vie de trader indépendant, ses gains, les avantages et les inconvénients de l’activité, sa technique de trading…

 
(interview exclusive réalisée en juin 2004)
 
 
 
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Edouard Valys Editions : Il existe en France des professionnels des marchés intimement convaincus que les gains exceptionnels en bourse ne sont que le fruit du hasard et ne peuvent durablement être reproduits. Votre histoire personnelle leur sert d’exemples. En effet, à la suite de votre participation au Trophée Capital 2003 où vous avez démontré que vous étiez capable de briller, vous avez abandonné le Trophée Capital 2004 dès le mois de janvier, sur une note ambivalente, permettant ainsi par la même occasion de leur donner raison. Ces derniers ignorent pourtant que vous poursuivez avec succès une activité de trader indépendant.

Vincent Baron : J’ai effectivement abandonné le Trophée Capital 2004. Je me suis rendu compte dès le mois de janvier que mon style de trading n’était pas adapté à cette édition. J’ai mal démarré en perdant, mais ce point est secondaire. En réalité, j’ai surtout pris conscience de problèmes plus structurels. Il faut comprendre que le Trophée Capital impose des contraintes. Les frais de courtages sont élevés. Il n’est pas possible de vendre à découvert. Enfin, la plateforme de transmission d’ordres est lente. Or, si en 2003, cela ne me posait pas de problèmes, grâce à la présence d’une volatilité généreuse sur les titres du SRD, qui permettait de compenser sans problème, ces éléments ont pris une ampleur sans comparaison en 2004. Il est très facile d’observer l’effondrement de la volatilité cette année. Si je parviens encore à tirer mon épingle du jeu sur mon compte personnel de trading, c’est souvent en vendant à découvert sur des accélérations baissières, avec un stop très serré. La plateforme du Trophée Capital ne me permet pas de couper comme je le souhaiterais, ce qui rendait mon trading plus dangereux.

Concernant le deuxième point que vous soulevez dans votre question, celui sur l’impossibilité de gagner régulièrement en bourse, mon expérience peut faire réfléchir. Sur les cinq premières liquidations de l’année, je suis gagnant quatre fois. Mais ce débat est stérile : mes performances boursières sont directement corrélées au niveau de volatilité. Car lorsque les actions stagnent, je ne gagne tout simplement pas grand-chose. Mon trading se nourrit vraiment de décalages des cours. Sans eux, je ne peux rien faire. Et dire en 2004 qu’un trader ne parvient pas à réitérer les performances de la période 2000 / 2003 est une vison simpliste. J’ai très bien gagné ma vie pendant toute cette période. En moyenne, je terminais avec environ 5000 euros de gains par mois, sans compter les pointes exceptionnelles à 15.000 euros. En pourcentage, j’ai calculé avoir obtenu très régulièrement des rendements de 30 à 40% par mois. Alors que cette année, je tourne à 1800 euros mensuels !

 
 
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Edouard Valys Editions : Que s’est-il passé lors de votre liquidation négative ?

Vincent Baron : Comme je vous le disais précédemment, je me suis aperçu que la chute de la volatilité me gênait considérablement. J’ai donc cherché des solutions en essayant de nouvelles stratégies dont une m’a été fatale. Elle consistait à augmenter la taille de mes positions pour compenser la faiblesse des décalages sur les cours. Je me suis fait collé sur Valtech avec une contrepartie trop faible qui m’a empêché de couper rapidement comme je le fais habituellement. J’ai finalement compris qu’il était préférable de ne rien faire et d’attendre le retour de la volatilité en acceptant une chute de mes gains. Forcer les trades dans un environnement non porteur est inutile et peut coûter même assez cher…
 

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Edouard Valys Editions : Pourquoi ne migrez-vous pas vers les Etats-Unis, en particulier sur le Nasdaq où la volatilité est restée très présente ?

Vincent Baron : C’est justement la question que je me suis posé ce midi en déjeunant. Que fais je sur le SRD ? Depuis le début de l’année, je n’ai du faire que trois coups à 1500 euros de gains, notamment sur Infogrammes et Rhodia. Etre un day trader sur les valeurs françaises est vraiment très délicat actuellement. Il faut tenir les positions en overnight pour gagner aujourd’hui. Le Nasdaq est peut être la solution.
 
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Edouard Valys Editions : : Au niveau de votre technique d’analyse, avez-vous opéré des changements majeurs ?

Vincent Baron Aucun. Je continue à scruter les carnets d’ordres et à suivre les volumes des gros joueurs. La nouveauté, c’est la chute extrême de l’activité spéculative. Les cours intra day sont nettement moins dynamiques. La taille des lignes dans les carnets d’ordre a diminué. Le volume est moindre. J’ai constaté également que les traders poussaient moins les titres comme dans le passé. Le ressac en particulier à la hausse est terrible. Rares sont les titres qui décollent en ligne droite. Je me fais couper une fois sur deux. La spéculation est pratiquement morte… Pire, le fait que les carnets soient vides est dangereux, car au moment de couper les positions, la contrepartie peut manquer ! En dehors de cet aspect, je suis toujours les news en traquant les nouvelles capables de faire décaler les cours. Mais actuellement, il ne faut pas se leurrer, les mouvements ont lieu à l’ouverture et ensuite, bien souvent, plus rien ne se passe ! Vous comprendrez donc pourquoi j’attends avec impatience le retour des marchés baissiers…
 
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Edouard Valys Editions : Que faîtes-vous le reste de vos journées ?

Vincent Baron : En dehors de mon trading, je m’occupe de formations à l’attention des investisseurs particuliers. Je leur apprends à placer leurs stops, à analyser le carnet d’ordres, à ne pas acheter et vendre impulsivement. Je me suis par exemple aperçu que de nombreuses personnes ne comprenaient pas mon approche, en particulier lorsqu’elles découvrent que je coupe dans les minutes qui suivent environ 50% des positions que je prends. A mes yeux, il est clairement avantageux de limiter les pertes plutôt que de tenter le diable… alors que de nombreux investisseurs préfèrent subir des pertes potentielles parfois très élevées. La plupart du temps, ce laisser aller leur coûte au final très cher.
 
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Edouard Valys Editions : Comment peut-on prendre contact avec vous ?

Vincent Baron En m’appelant au téléphone au 03 80 30 74 80 ou en me mailant à vbtrade@wanadoo.fr.
 
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Edouard Valys Editions : Votre profession aujourd’hui, même s’il n’existe aucun cadre légal, est trader indépendant. Est-il possible de vraiment en vivre ?

Vincent Baron : Oui, c’est réalisable et très enviable... Il faut me comprendre. Je travaillais avant dans une agence de voyage à faire du billet toute la journée. Je m’ennuyais ferme et j’étais payé au SMIC ! Aujourd’hui, quand ça gagne, je peux mettre plein d’argent de côté. Je n’aurais jamais pu espérer gagner autant d’argent. En ce sens, le trading est inespéré pour moi. Quand je pense que j’ai découvert cette activité par hasard ! Aujourd’hui, j’ai une qualité de vie agréable. A 17h30, ma journée s’arrête. Et je n’ai aucun problème relationnel à gérer ou de supérieurs hiérarchiques agressifs. J’aurais vraiment du mal à retrouver une motivation pour travailler dans une entreprise. Ce serait très dur. Certes, en contrepartie, j’ai du stress à gérer. C’est l’inconvénient majeur de cette activité. Mon principal outil contre celui-ci est très basique… je coupe très rapidement mes positions. Car si j’arrête de perdre, le stress disparaît ! C’est pour cette raison que j’ai arrêté le moyen terme et le swing trading. Les soirs et les week end, je suis tranquille et je dors toujours bien la nuit. Sincèrement, cette activité rend la vie agréable !
 
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Edouard Valys Editions : Quel est votre plus gros défaut dans le trading ?

Vincent Baron : Je ne suis pas très bon dans les marchés haussiers. Les actions décollent en crabe, contrairement à la baisse, où les titres partent immédiatement dans les mouvements de panique. La dynamique est donc différente. J’ai clairement un problème de patience à résoudre dans les marchés haussiers. Je dois faire des efforts là-dessus afin de mieux gérer mes positions haussières, peut être en attendant plus avant de couper. Je suis en train de réfléchir actuellement sur ce point. Le constat est simple : schématisé grossièrement, 10% de hausse se font en quelques heures contre quelques dizaines de minutes pour 10% de baisse. Il me paraît donc difficile de ne pas développer des compétences asymétriques en fonction de la tendance des marchés.

En savoir plus sur les techniques de trading Vincent Baron en consultant son livre...

 

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