Dans un récent édito
accessible ici, j’ai présenté la solution que j’avais choisi pour placer de
l’argent à long terme. Comme à mon habitude, j’ai sous estimé certains éléments
que j’aurais du apporter en complément. Voici donc un nouvel édito sur le sujet.
Premier point : le système inflationniste
J’ai mis du temps à comprendre pourquoi que les élites
s’acharnaient à maintenir en place l’inflation, alors que la déflation est
favorable aux peuples en augmentant leur pouvoir d’achat. Comme je l’ai déjà
exprimé dans divers éditos sur ce site, l’inflation favorise les élites
économiques et politiques des pays. Pour une bonne et unique raison : elle
sécurise les emprunteurs en réduisant la prise de risque et en augmentant la
rentabilité naturelle des projets. L’effet de levier bancaire est donc la grosse
cause de notre monde inflationniste.
J’ai écrit un livre en 2007 qui s’appelle ACHETER OU LOUER
qui a été mon plus gros et mon unique échec d’éditeur chez Edouard Valys
éditions. A l’intérieur, j’ai modélisé le choix sous jacent avec un tableau
excel. La conclusion est qu’il est nécessaire d’avoir plus de 4% d’inflation
immobilière par an pour amortir tous les surcoûts liés à la propriété par
rapport à la location. Le livre s’est heurté de plein fouet aux croyances
erronées des Français au regard de la situation immobilière de 2006 / 2007,
voire 2008.
Ce besoin d’inflation est identique pour les projets des
Etats ou des entreprises. A partir du moment où il y a un produit à vendre dont
les prix sont réajustés sur le niveau d’inflation et de l’autre, un endettement
à taux fixe, une rentabilité mécanique est créée.
Deuxième point : la situation macro économique
aujourd’hui
Idéalement, en tant qu’investisseur, si vous empruntez à un
moment de l’histoire économique où les taux fixes sont bas, l’inflation basse et
que les deux décennies suivantes voient une hausse des prix se muscler, vous
gagnez sur toute la ligne. L’enrichissement est même très fort. C’est ce qui est
arrivé aux Français dans les années 70 ou dans l’immobilier dans les années 2000
avec l’inflation immobilière.
J’estime aujourd’hui que nous sommes dans une situation
semblable.
Une ferme solaire est un projet d’investissement à horizon
25 ans. Je ne dis pas qu’il ne va pas y avoir une crise déflationniste d’ici
l’été 2012 (A
lire l’édito sur ce sujet), date à laquelle les encours de crédit ne
mettront plus en péril le système bancaire.
Mais.
A horizon 25 ans, j’ai aussi identifié des éléments que je
pense être hautement inflationnistes.
1 – La Chine, l’Inde et le Brésil s’industrialisent et vont
devenir de gros consommateurs d’énergie, de terres agricoles et de métaux. Des
tensions sur l’offre sont inévitables.
2 – Les Etats occidentaux sont sur endettés et ont un grand
intérêt à réinflater l’économie dans la décennie qui vient par l’intermédiaire
de la politique monétaire. Il faut être aveugle pour ne pas voir les énormes
efforts entrepris en ce sens…
3 – Le peak oil n’est pas une invention. Même les
pétroliers reconnaissent petit à petit son existence. Qui dit tension sur le
pétrole dit valorisation immédiate du solaire. En outre, en France, pays
exceptionnel dans le paysage avec son leadership mondial dans le domaine
nucléaire, le parc des centrales vieillit. Les solutions alternatives en
électricité émergent avec plus de force.
4 – Il n’est pas impossible que les voitures électriques
finissent enfin par entrer dans les mœurs de consommation, ce qui stimulerait
très fortement la demande d’électricité en occident.
Troisième précision à propos des fermes solaires
d’Objectif Solaire.com
Je comprends que les 19% de rendement moyen pendant 25 ans
laissent perplexe, mais c’est une réalité. Avec seulement 2% d’inflation par an
et l’effet de levier bancaire, la rentabilité naturelle explose.
Maintenant, avec 3,5% d’inflation par an, une ferme solaire
vous rapportera 32% par an.
Pourquoi est ce possible ?
1 – Le taux d’inflation détermine les tarifs de rachat
d’électricité. Si vos mensualités sont fixes et engagées à un niveau très bas
d’intérêts, ce qui est le cas actuellement en 2009, tandis que vos produits
d’exploitation n’arrêtent pas d’augmenter au fil des années, en valeur relative,
votre rentabilité explose.
2 – L’inflation détermine les taux d’intérêts. Quand vous
avez une trésorerie naturelle issue de l’amortissement de votre matériel
industriel qui est placée, plus les taux montent, plus vous capitalisez. A
horizon 25 ans, les écarts sont énormes. Ce sont des centaines de milliers
d’euros en plus ou en moins.
3 – Les gouvernements occidentaux doivent donner l’exemple
en stimulant la production d’énergies renouvelables. Ils subventionnent donc en
fixant un tarif largement supérieur aux marchés, un peu comme dans
l’agriculture. Il faut être très clair là-dessus. Sans subvention, l’énergie
solaire n’est aujourd’hui pas rentable. Pour qu’une industrie naisse et
amortisse la recherche dans ce domaine, à un moment donné, l’aide des Etats est
nécessaire.
Réponse aux réflexions des internautes
Par rapport aux remarques qui ont été apportées dans les
commentaires du premier édito, je trouve qu’elles sont irrecevables sur un plan
technique ou autre. 30.000m² ont déjà été posés. L’expérience technique est là.
Le savoir faire de ILEO (dont le site est
www.objectifsolaire.com) composé du groupe Navallon et de Mecotech n’est
plus à prouver. Comparer des installations sur des toits de maisons
particulières avec des fermes de 2000 m² n’est pas très fair play. ILEO a prévu
un système de rémunération en fonction de la production. Si votre ferme ne
fonctionne pas bien, il ne touche rien ! ILEO est donc un prestataire partenaire
qui a tout intérêt à ce que le projet fonctionne correctement…
Et en plus, ce sont des détails. La vraie mécanique est
celle que je viens d’exposer dans ce deuxième édito. Il n’y a aucun secret. Tout
repose sur vos anticipations d’inflation ou de déflation.
Dernier point, en plus de l’attrait financier, nous
parlons ici de projet de sociétés
Il faut savoir que le bâtiment agricole ou industriel est
offert gracieusement en échange d’un bail emphytéotique d’une durée de 30 ans.
Cela a deux conséquences. La première est que le bénéficiaire peut travailler
avec l’usufruit de matériel et produire. Je trouve cela positif. La deuxième est
la recherche du rendement parfait pour les panneaux : en construisant un
bâtiment neuf, l’angle et l’exposition sont calculés idéalement. En outre, la
technologie brevetée de Mecosun permet que les panneaux servent également de
toit. Du coup, ils sont ventilés naturellement et chauffent moins. Ceci est à
comparer aux intervenants dans le solaire qui posent des panneaux sur du bâti
ancien qui n’a pas été conçu à l’origine pour cela.
Enfin, à titre personnel, je rêve d’un monde utilisant des
moteurs à électricité dans les transports et une production à l’aide de la
technologie du solaire. J’espère sincèrement que Vincent Bolloré va parvenir à
s’imposer au niveau de cette industrie automobile paresseuse qui mérite
amplement ses déboires actuels. J’estime donc que ce projet de fermes solaires
permet d’avoir à la fois un rendement financier très sécurisé (garantie EDF) et
la défense d’une cause de société qui me plaît.
Comment je suis arrivé à cette histoire de fermes
solaires ?
En discutant une fois par mois avec Loïc Abadie (auteur du
livre sur la crise financière) depuis deux ans sur la situation macro
économique, il ressort que ses anticipations se sont à peu près toutes
réalisées. Je trouve ce petit bonhomme tout simplement incroyable. J’ai un
immense respect pour tout ce qu’il pense et j’intègre toujours ses points de vue
dans mes raisonnements.
Aujourd’hui, Loïc Abadie s’attend à une crise
déflationniste, accompagnée d’une chute de l’immobilier en France de 10% par an
environ pendant trois ans. Mais il surveille aussi de très près les taux à 10
ans US, car il a peur que la situation monétaire dérape. Nous vivons
actuellement une expérience monétaire géante unique dans l’histoire. Bien
prétentieux celui qui peut prévoir avec certitude l’avenir… Un passage au-dessus
des 5% serait le signal majeur d’un grand retour de l’inflation pour Loïc.
Il est certes un peu tôt pour investir dans le solaire par
rapport aux cycles économiques, mais j’ai cherché une alternative basée sur
l’endettement et la réévaluation du prix de vente d’un produit. Les fermes
solaires me sont apparues comme un projet idéal. Je préfère avoir tort pendant
deux ou trois ans et ne pas rater l’occasion sécurisée qui se présente, plutôt
qu’attendre et voire le niveau des subventions baisser avant l’heure, comme en
Espagne tuant l’opportunité d’un coup ! Je comprends que cela puisse faire peur
aujourd’hui, mais qui achètent au plus bas en Bourse ?
J’ai calculé : il y a environ 25.000 euros d’écarts dans
la compta avec une déflation de 2% des tarifs de rachat pendant deux ans et une
inflation – déflation nulle la troisième année. En outre, cela signifie aussi
que le niveau des taux d’intérêts long terme baisseront. Toute la simulation est
faite avec un taux de 4,8% assurance comprise. Si je prends 4,6% assurance
comprise, j’obtiens 40.000 euros d’économie de charges d’intérêts. Vous
comprendrez donc pourquoi je préfère réserver dès aujourd’hui. A charge de
piloter le lancement des travaux au moment opportun entre déflation et baisse de
taux.
Pour être franc, je n’arrive pas à croire à un retour
d’inflation comme dans les années 70. Ma conviction sur laquelle j’ai bâti mon
projet personnel est 2% d’inflation par an pendant 25 ans. Au-delà, ce serait
une bonne surprise. 2% me convient amplement.
Charles Dereeper
PS : face à l’afflux de demandes d’information reçue par
www.objectifsolaire.com, environ 150 en quelques jours, j’ai décidé
d’intégrer ce projet qui gère la vente de fermes solaires clés en main. Je suis
donc à la fois client et intervenant. Si vous souhaitez des informations
complémentaires économiques ou techniques, n’hésitez pas à me contacter en
direct sur
charles@objectifsolaire.com. Je vous enverrais une doc et répondrais à vos
questions.