Nous vivons dans un monde dont la haute teneur en hypocrisie dépasse de loin tout ce qu’un martien pourrait imaginer s’il observait notre fonctionnement avec des yeux vierges...
La France n’échappe pas à la règle. Prenons un exemple : l’ensemble des constructeurs automobiles proposent à la vente, des voitures dont la puissance permet de dépasser très largement la limite légale autorisée de vitesse. C’est une tentation permanente de chaque instant pour quiconque s’assied derrière un volant, le pied droit chargé d’arbitrer la situation… On pourrait penser qu’une simple loi puisse bloquer la vitesse des véhicules à 130 km/h, du pur bon sens… au lieu de cela, l’État français préfère autoriser des voitures sans limite, puis développer tout un arsenal humain, technique et légal pour punir les français qui s’abandonnent quelques instants aux possibilités du jouet qu’ils ont légalement acheté. Vous conviendrez que le système a quelque chose de pervers !
En même temps, ces enfantillages consomment une telle quantité d’énergie de manière absurde (police, infrastructure, radar, assurance, juridique, consommation d’essence, recherches, mises au point et fabrication industrielle des objets du délit…) qu’il est préférable d’en sourire. Le taux de chômage exploserait à 20% si on retirait toute cette occupation stérile de la circulation avec une simple petite loi…
Il en va de même de la fiscalité, même si le sujet est plus subtil. Depuis que la gauche dans les années 80 a cherché à solutionner le problème du chômage dont les fondements sont en partie à base démographique (avec l’excès de naissance après la Seconde Guerre Mondiale que l’économie française n’a jamais vraiment réussi à absorber car non basée sur la croissance tout azimut comme les pays Anglo-Saxons) en employant dans la fonction publique française une quantité astronomique de fonctionnaires, le poids des prélèvements a explosé dans l’économie. A vrai dire, une autre des raisons de l’explosion des dépenses publiques est aussi à chercher du côté de Brettenwoods, quand en 1971 les monnaies ont été décrochées de l’étalon or (ce qui a permis de libérer quelques grosses contraintes au niveau de la mise en place des déficits structurels), mais là n’est pas le sujet…
Avec cette inégalité énorme de la fonction publique parasite par rapport au privé, l’envie des français de frauder le fisc s’est littéralement envolée. Bien qu’honnêtement là aussi, les français subissent des ponctions fiscales depuis tellement de siècles que la raison fondamentale doit désormais se chercher dans leurs gênes.
Seulement, dans le domaine de la fiscalité, on ne peut pas reprocher à l’État français de se démener pour interdire l’utilisation des paradis fiscaux et de supprimer ainsi la tentation. Son activisme en la matière est réelle…
Non, l’hypocrisie est en fait beaucoup plus subtile. Avec Internet, est apparue en langue française une offre pléthorique de création de sociétés off-shore à bas coûts, à peine 1.000 ou 1.500 euros annuels de fonctionnement, en tout et pour tout. Sans aucun autre impôt. Avant l’ère d’Internet, il fallait passer par l’intermédiaire d’un avocat international. Tout se déroulait dans un univers feutré et mystérieux qui rendait l’accès à ce genre de structures assez difficile. Mais aujourd’hui, de même que la pornographie est désormais rendue accessible à des enfants d’à peine dix ans, les sociétés off-shore sont agitées devant les français surtaxés comme un drap rouge dans une arène pour taureaux et matadors. Si vous tapez paradis fiscal sur Google, les propositions clignotent de tous les côtés. Hong Kong, BVI, Panama… Faîtes votre marché, avec quelques milliers d’euros.
L’hypocrisie est caractérisée car l’Etat Français ne communique pas sur la vraie règle du jeu. Il existe un véritable arsenal juridique qui permet d’attraper de nombreux français qui se laissent piéger dans ces offres off-shore alléchantes en provenance de l’étranger.
Attention, les services fiscaux font régulièrement face à de véritables escrocs qui confondent la caisse de l’entreprise (personnalité morale) avec leur compte en banque personnel (de personne physique) sans parler de tous les autres détournements, arnaques et consors… Le fisc français joue donc un rôle certain de garde fou qui est probablement salutaire pour la vie des affaires. A vrai dire, heureusement qu’il existe, sinon, ce serait l’anarchie complète !
Mais qu’en est-il des chefs d’entreprise qui travaillent dans les règles en France et qui cherchent à faire de l’optimisation fiscale ? La frontière est tellement subtile dans certains cas de figure, que tout le monde s'y perd, même les fonctionnaires des impôts.
Aussi, avant de frapper sur tout le monde sans discernement, nous estimons qu’il serait préférable, que l’État français fasse un peu de prévention.
Or, la prévention est curieusement bien réduite en France… quelques livres et articles de presse de temps en temps, écrits en langage codé de manière à ne pas subir les foudres d’un service de la DST, RG ou autres qui n’hésitent jamais à rappeler à l’ordre en passant des coups de téléphone aussi anonymes, que menaçants et désagréables…
L’auteur n’a pas écrit ce cours PDF pour apprendre à tromper le fisc. Ill est certain que les plus aisés à l’aide de montages juridiques complexes, parviennent toujours à dissimuler leur argent à l’étranger et n’ont pas besoin de ces informations.
L’efficacité des paradis fiscaux est une réalité, mais elle est coûteuse : les sommes en jeu doivent donc être élevées pour couvrir le prix de revient du montage.
Ce PDF s’adresse donc en priorité à tous ceux qui pensent être à l’abri avec leurs sociétés off-shore ou qui désirent se lancer dans l’aventure, un peu trop rapidement à l’aveuglette.
Savez-vous comment l’administration fiscale peut vous réprimer? Très concrètement ? Y avez-vous déjà réfléchi ? Les fonctionnaires de Bercy sont à l’origine de la création de nombreux concepts fiscaux exportés avec succès partout dans le monde, tel par exemple la TVA… Il est clairement imprudent de les sous-estimer.
L’auteur, juriste d’entreprise, passe en revue l’ensemble des lois fiscales françaises, destinées à contrer l’utilisation des paradis fiscaux. Il étudie, également, les différents montages juridiques employés le plus fréquemment en territoire off-shore. Illustré par des exemples concrets, ce PDF s’adresse aux personnes physiques et aux personnes morales qui souhaitent évaluer objectivement, les risques et les avantages d’une création off-shore, de manière à déterminer si le jeu en vaut réellement la chandelle...